Les besoins essentiels au travail

Les besoins essentiels de l’humain au travail

Les besoins essentiels de l’humain sont des besoins naturels nécessaires à sa survie, à son existence équilibrée sans souffrance, à sa pleine santé et à son épanouissement. Aujourd’hui, je vais parler des besoins essentiels liés au travail.

Premièrement, qu’il travaille ou non, tout être humain a besoin de se sentir utile au sein de sa communauté, d’avoir le sentiment que la valeur humaine qu’il représente est capable de produire un travail ou des activités dont la valeur est reconnue par sa communauté.

De là découle naturellement le double besoin de considération :

  • considération pour ce qu’il est en tant qu’humain
  • considération pour la contribution de travail qu’il fournit

Les fruits de son travail (juste rémunération globale) lui permettent de subvenir à ses besoins et ceux de sa famille et de réaliser ses projets.

Une certaine sécurité ou du moins stabilité d’emploi est recherchée, condition requise pour pouvoir faire des projets de vie à moyen et long terme dans notre modèle social actuel.

Le 2e grand besoin, essentiel pour assurer à la fois santé optimale de l’humain et performance globale de l’entreprise est celui lié au sens, qui malheureusement n’est plus suffisamment pris en compte actuellement.
Pour être épanoui et en pleine santé, l’humain a besoin de mettre la richesse de ce qu’il est (ses qualités humaines, son énergie de travail, ses talents et compétences…) au service d’une activité avec laquelle il se sent en phase : finalités de l’entreprise ou de l’organisme, valeurs et surtout valeurs humaines de l’entreprise ou organisme, ambiance de travail… Il a besoin de sentir que ce à quoi il contribue a du sens pour lui et en phase avec ce qu’il est : c’est essentiel à sa cohérence intime. Une distorsion à ce niveau-là peut être très préjudiciable à sa santé, et à sa santé psychique en particulier.
Il a aussi besoin de comprendre le sens et l’utilité du travail qui lui est demandé. Quelquefois, ce sens est évident : par exemple dans les métiers artisanaux enseignés par l’apprentissage. Dans d’autres métiers, plus intellectuels, plus dématérialisés, une communication interne vraie du dirigeant et du manager d’équipe et le soin qu’ils apportent à favoriser une dimension humaine de qualité dans l’entreprise (notamment par la coopération et la convivialité) sont les meilleures réponses à ce besoin essentiel. Pour bien travailler ensemble, il est nécessaire de comprendre comment fonctionne l’entreprise ou l’organisme et quelle est la contribution de chaque fonction et de chacun, ainsi que les objectifs globaux de l’entreprise/organisme et les objectifs contributifs de chaque fonction ou processus.

Une dimension humaine de qualité au travail, c’est d’abord l’esprit d’équipe allié à un projet global d’entreprise. Un modèle d’illustration particulièrement adapté est celui de l’équipage d’un bateau : chacun a son rôle, complémentaire des autres, chacun est utile et contribue aux besoins de l’équipage ou à faire avancer le bateau vers le cap défini.
En termes de considération, il devrait en être ainsi. Considération de chacun pour ce qu’il est et pour la contribution qu’il apporte à la dynamique d’ensemble vers la réalisation de l’objectif global.
La rémunération globale rétribue spécifiquement le niveau de complexité et de responsabilité de la fonction et/ou les conditions d’exercice du travail (pénibilité…). Mais sur le plan de la considération, chacun devrait être considéré de façon égale, le dirigeant favorisant la bonne ambiance et la convivialité au sein de toute l’équipe.

D’ailleurs lorsqu’est abordée la question des conditions de travail, il faut bien sûr que le poste de travail et les moyens mis à disposition soient adaptés au travail à réaliser mais le facteur le plus souvent mis en avant par les personnes qui souffrent au travail, c’est un problème d’ambiance et l’impression de subir beaucoup de choses sans être consultées (manque de sens).
Des cercles d’amélioration continue et de convivialité et des réunions fédératrices conviviales pourraient avantageusement (pour tous) se substituer aux « discussions de couloir » permanentes et contre-productives.

Pour l’épanouissement, laisser la possibilité au salarié d’être force de proposition, que ce soit pour améliorer des choses qu’il a observées et analysées ou concernant sa propre évolution est une grande source de motivation.
Et favoriser l’expression du potentiel humain et en faire bénéficier l’entreprise (au lieu de le restreindre).

Tous les facteurs humains dont je viens de parler mériteraient la plus grande attention de tous car ils ne coûtent pas cher à mettre en place au regard des bénéfices globaux qu’ils induiraient, mais ne peuvent résulter que d’une volonté d’y être attentif et de les favoriser : considération humaine de chacun, communication vraie, donner du sens au projet d’entreprise et à l’emploi de chacun, instaurer un vrai esprit d’équipe, favoriser la coopération et la convivialité dans l’entreprise ainsi que l’expression des potentiels.
Rappelons-nous que 65 à 80 % de notre communication permanente est non‑verbale et qu’échanger un bonjour, une poignée de main ou toute autre conversation n’a pas du tout les mêmes effets en termes de considération selon l’état d’esprit avec lequel ils sont faits.
L’entreprise ou le travail quel qu’il soit est un lieu de vie où nous passons une grande partie de nos journées. Prendre conscience de tout cela et faire notre possible pour améliorer la qualité de la dimension humaine dans nos lieux de vie est un enjeu majeur au niveau individuel, social et économique.

Nous sommes dans un système où il y a beaucoup de mécontentement, de mal être, de souffrance et de désespérance. Entrepreneurs et employés sont focalisés sur l’argent comme réponse à leurs besoins :

  • parce que l’argent représente d’une part le moyen d’être reconnu et d’autre part de pouvoir réaliser ses projets personnels et familiaux.
  • et parce-qu’à peu près tout dans notre société moderne occidentale nous incite à penser que l’argent peut combler tous nos besoins et toutes nos envies.

Mais cette course à l’argent est un leurre grossier car tout ce qui est vraiment essentiel dans une vie humaine ne s’achète pas et sont les résultantes de choix et de comportements quotidiens : la sérénité, le bien-être, la joie de vivre, la pleine santé, l’amour et l’amitié, la convivialité, la solidarité, le bonheur, l’accomplissement… se conjuguent avec le verbe être (car liés aux états d’être) et non avec le verbe avoir.

Seule une vraie prise de conscience de tout cela par chacun peut, par des actes simples du quotidien, amener une dimension humaine de qualité au travail et dans tous nos lieux de vie.

Écrit par Corinne TUAL – © Juin 2013, Flamme de Vie
Flamme de Vie, catalyseur du changement positif pour l’humain

 

 

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