Le toucher, un besoin profondément essentiel

……. au nom des plus vulnérables :

Le toucher est le premier sens à s’installer dans le corps pendant la vie fœtale et le dernier à se retirer du corps après la mort : ce n’est pas un hasard car il fait partie de l’équipement basique de survie de l’humain. Il exprime l’amour du Cœur-Esprit de celui qui le donne pour celui qui le reçoit : c’est un échange d’amour d’âme à âme, le plus précieux et efficace pour apporter réconfort et soutien à un être, à travers la plus douce expression de l’amour : la tendresse et la délicatesse.

Quel est le besoin le plus profond d’un être vulnérable en souffrance ?

Au-delà de la douleur physique et notamment dans les cas de grande vulnérabilité dont je vais parler aujourd’hui, la souffrance psychique d’un humain vient principalement du fait qu’il ne sait pas ce qui se passe pour lui et ce qu’il va devenir. Ce dont il a le plus fondamentalement besoin, c’est d’avoir auprès de lui une présence énergétique d’amour et de paix qui puisse lui apporter réconfort et soutien. De la bienveillance, de l’amour à travers la voix (plus que les mots), le regard, le sourire sont très utiles mais le toucher est encore plus puissant. Tenir simplement la main, poser un baiser délicat sur le front, caresser le corps, bercer, masser tendrement, cocooner, tenir dans les bras (vrai sens d’embrasser, hug en anglais)…

Même un être qui n’est pas en mesure de communiquer est tout à fait conscient de ce qui se dit ou se fait autour de lui (pour certains, leurs perceptions sensorielles sont même bien supérieures à un être humain dit normal) : autistes, handicapés mentaux, personnes coupées de leur être profond par les médicaments psychiatriques, Alzheimer, personnes en fin de vie, dans le coma ou morts.

Donc prendre soin est de très loin bien plus important que soigner, même si les 2 sont complémentaires.
Dans les cas critiques néanmoins, lorsqu’il est clair qu’un acte médical ne pourra pas sauver la personne, le prendre soin est vraiment la priorité et la seule urgence.

Prématurés et bébés en détresse

Histoire vraie (France) relayée sur Facebook fin 2012 (je me permets de reproduire ici le texte et la photo associée)
« Durant la première semaine de vie de cette paire de jumeaux, les médecins se sont rendu compte qu’un des bébés était malade. Chacun des 2 furent placés dans 2 incubateurs respectifs. Seulement, concernant l’un des 2 bébés, les médecins n’étaient pas sûrs qu’il vive ». Une infirmière s’est battue contre les règles de l’hôpital et mit les jumeaux dans un seul et même incubateur. Quand ils ont été placés ensemble, le plus sain des 2 mit un bras sur sa sœur comme s’il l’étreignait. Le cœur de celle-ci s’est stabilisé et sa température est redevenue normale ».

Je n’ai pas trouvé mieux pour illustrer mon propos. Même un nouveau-né est capable de savoir ce qu’il convient de faire pour aider son jumeau, le rassurer et le soutenir énergétiquement par son amour. Un grand merci à l’infirmière qui a su le comprendre.

Tout bébé a besoin d’être accueilli et rassuré à sa naissance, mais un bébé en souffrance voire en détresse, notamment les prématurés, plus que tout autre. Le plus important est donc d’accueillir, de rassurer, de prendre soin, de lui donner une présence énergétique réconfortante de paix et d’amour. Si le bébé n’est pas viable et n’est même pas montré aux parents, cet acte peut être accompli par une personne du personnel médical, pour au moins exprimer compassion et gratitude au courage de cette âme qui s’est incarnée au prix de grandes souffrances, juste pour apporter un peu de son énergie pure pour l’évolution de la Terre. Si le bébé vit mais lutte entre la vie et la mort pendant des semaines dans son incubateur, il lui faut la présence de ses parents certes, mais leur implication émotionnelle les rend souvent impuissants à vraiment pouvoir aider leur bébé. Alors, si l’on veut vraiment lui donner une chance de vivre, il faut le mettre en présence d’une personne qui puisse le nourrir énergétiquement en le tenant-berçant dans ses bras (idéalement peau contre peau) ou au moins qui puisse le toucher.

Sur Vannes, dans la mesure de mes possibilités, je suis volontaire pour répondre à la demande de parents qui me solliciteraient pour essayer d’aider leur bébé en détresse. De même pour rendre visite aux personnes dans le coma.

 Morts jusqu’au « passage »

Je parlerai des besoins essentiels profonds des personnes en fin de vie une autre fois car mon implication comme bénévole d’accompagnement en soins palliatifs depuis 2 ans a élargi et approfondi ma compréhension à ce sujet. Et il y a encore beaucoup à faire dans ce domaine !

Mais aujourd’hui, l’urgence me paraît de parler d’êtres vulnérables dont personne ne porte la voix : les morts. Je vais donc vous informer sur les besoins essentiels des morts, au moins du point de vue du toucher.

La mort est un processus naturel qui dure plusieurs jours. Une personne bien connectée à elle‑même ressent le processus s’engager et se dérouler. Là encore, pour faire court, rien de mieux que présence d’amour et de paix, l’atmosphère de paix autour du mourant étant primordiale.

Juste après le dernier souffle, la mort du corps physique est déclarée. Mais les perceptions sensorielles demeurent dans le corps et sont même amplifiées pendant les 3 jours environ que dure le processus du « passage » où la conscience-Esprit va progressivement se retirer de chacune des cellules du corps. Le processus peut être plus long pour certains, principalement en raison d’attachements et de questions non-résolues (pardon, etc).

Donc, tant que la conscience est dans le corps, celui-ci est hautement sacré. Il doit être respecté et traité avec minimum les mêmes égards qu’un corps vivant (je dirai même plus, car la personne n’a plus la possibilité de crier). Le corps doit être dérangé le moins possible pour permettre le bon déroulement du « passage », juste quelques touchers d’amour sur la tête si vous le souhaitez. Je n’ose pas imaginer la souffrance endurée lors d’une thanatopraxie, d’un prélèvement d’organes sans anesthésie ou d’une autopsie ou crémation/inhumation prématurées.

Le défunt a par contre un grand besoin du support énergétique d’amour et de paix de ses proches ou de toute autre personne qui, par exemple, peut le guider et l’aider spirituellement dans ce qu’il vit. Ne serait-ce que parce que certains défunts ont besoin d’être aidés pour prendre conscience qu’ils sont morts (par exemple : morts brusques, accidentelles).

Pour conclure, je dirai que depuis la période fœtale jusqu’à la mort véritable, le plus grand besoin essentiel profond de l’humain est l’amour : tout être humain a besoin d’amour, de se sentir accueilli, d’être rassuré, entouré, encouragé, soutenu, consolé, de sentir qu’il appartient à une famille humaine où, quelle que soit la situation qu’il vive et surtout dans ses moments de plus grande vulnérabilité et détresse, il pourra compter sur l’amour et le soutien d’un de ses frères qui lui tendra la main.

Désormais, vous êtes informés et l’ignorance ne sera plus une excuse valable à toute maltraitance ou non-assistance à une personne en état de grande vulnérabilité.

Dans les situations plus courantes de la vie, exprimez votre amour, votre amitié, votre lien en touchant avec spontanéité ceux que vous aimez de toutes les façons inspirées par votre cœur : bisous, caresses, câlins, tenir la main, poignées de main, massages…

Exprimez votre amour et votre joie de vivre sans modération : il n’y a pas de meilleure façon de célébrer la Vie et d’aider ceux qui souffrent.

Hommage et gratitude à Mère Térésa et Amma,
qui incarnent si parfaitement l’amour christique et la compassion en action.

Article écrit par Corinne – Jigmé Tsultrim Lhamo – © mai 2013, Flamme de Vie
Flamme de Vie, catalyseur du changement positif pour l’humain

     

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