La voie de la fluidité

La voie de la fluidité

Voici la période estivale tant attendue : les vacances se profilent et où que nous soyons, la majorité d’entre nous recherchons la proximité de l’eau, qu’elle soit rivière, cascade, fontaine, lac, mer ou océan parce-que nous ressentons son pouvoir de ressourcement, tantôt apaisant, tantôt équilibrant ou dynamisant, inspirant aussi.
Prenant davantage le temps de vivre et d’être à l’écoute de nos besoins essentiels, cette période plus calme est le moment idéal pour porter un regard neuf sur la façon dont nous menons notre vie… et surtout comment nous nous sentons en la vivant d’instant en instant. Voici 2 métaphores à méditer.

Je vis ma vie d’instant en instant : métaphore « kayac sur la rivière »

Je suis dans un kayac sur une rivière.
Je repère le sens du flux.
Je rame dans cette direction ou je me laisse porter, selon ce qui est adapté.
Essayer d’aller dans l’autre sens serait très difficile, et peine perdue.
Soudain, je sens l’eau plus rapide, je vois des roches de part et d’autre qui créent des mouvements.
J’évalue le meilleur endroit pour passer et je continue
Ou je refuse ce qui se présente à moi et m’accroche aux branches de la rive ou vais m’envaser contre la berge : « reculer pour mieux sauter »
Ou je panique et me retrouve en travers des rochers, en grande difficulté.
Enfin, le passage passé, la rivière est gentiment porteuse.
J’arrête de ramer et je me laisse bercer par le flux
Ou je continue à ramer… sans besoin.
Je rattrape 2 autres kayakistes ; je fais attention à ne pas les gêner.
Ou ayant peur de les dépasser,
j’essaie de ralentir … et je finis par percuter l’un des kayacs
La rivière devient paresseuse
Je me mets donc à ramer un peu fort
Si je ne rame pas, je ne risque pas d’avancer… et je peux stagner ainsi longtemps
Puis la rivière redevient dynamique : c’est plus fun ainsi !
J’arrive soudain à un espèce de mini toboggan
Et je le descends de face avec joie
Si je refuse ce mini obstacle, mon kayac se met de travers
Perd sa manœuvrabilité et j’augmente la difficulté.
La Vie va de l’avant quoi que vous fassiez. Comment souhaitez-vous la vivre ?
La même métaphore pourrait s’appliquer au ski.

En mode relié, fluide, les circonstances extérieures sont justes des conditions variées d’exploration – expérimentation : opportunités diverses, conditions permettant de trouver les ajustements appropriés et d’améliorer notre maîtrise.
Vitesse, obstacles et épreuves = fun.
En mode séparé, les circonstances extérieures sont vécues comme difficultés et obstacles et les opportunités ne sont pas reconnues. Stress, tensions, complications, confusion…

Je mène ma barque sur l’océan de la Vie

L’océan est probablement le meilleur enseignant de ce qu’est la vie. Il réunit à lui-seul tout ce qu’il y a à comprendre

  • de la Vie : impermanence (mouvements et changements non-stop, rythmes, cycles, imprévisible), partie superficielle agitée – partie profonde et infinie, Intelligence de Vie présente dans tout ce qui est, interdépendance et cohérence d’ensemble…
  • et pour décider comment mener sa vie sur l’océan de la Vie.

Tel un capitaine (ou patron de pêche, skipper, marin solitaire…), je prends la responsabilité de ma vie, de mon navire (mon corps global) et de ma navigation. Sinon, je m’expose à vivre comme sur un radeau, à la merci des conditions extérieures.

Un capitaine vérifie très soigneusement tout ce qui est nécessaire avant l’appareillage (le départ). A titre personnel, le check-up n’est pas utile. Je dois juste veiller à me placer et à rester en mode relié : toutes les ressources et facultés dont je peux avoir besoin à chaque instant sont alors accessibles, notamment les merveilleux outils internes d’évaluation ou décodage instantanés, de validation, d’aide à la décision et à l’action appropriées, d’actualisation-synchronisation simultanées, d’orientation, de pilotage, de communication…

D’instant en instant, je veille à rester relié et donc conscient:

  • de l’état de mon être et de mon matériel (corps global) = météo et conditions intérieures.
  • de l’évolution des conditions extérieures : opportunités, repères, contraintes, obstacles, dangers, autres « acteurs »…. En mer, ça se traduit par la météo, la visibilité (ou brouillard, tempête), les vagues (ou mer calme), les marées, les courants (de surface, de fond, lames de fond), les vents (absents, porteurs, contraires, de côté, en rafales), les dangers visibles et invisibles (roches, icebergs…), les repères (phares, balises, côtes…), les autres bateaux, ce qui peut surgit ou émerger des profondeurs…

Le capitaine décide de sa destination (intention consciente) mais il ne saurait figer une trajectoire (feuille de route) car il doit sans cesse l’ajuster aux conditions extérieures et intérieures. Celui qui navigue apprend en situation l’essentiel de la juste attitude vis-à-vis de la Vie :

  • l’acceptation de la situation qui se présente,
  • la responsabilité d’évaluer et de décider comment agir au mieux dans l’instant,
  • et le lâcher-prise, l’abandon à la Vie, l’humilité (pour le reste).

En effet, quelles que soient ses qualités humaines, ses compétences, la qualité de son bateau, leurs performances passées, il sait qu’arriver à bon port ou revenir au port en temps espéré n’est pas du domaine de sa volonté mais plutôt le résultat d’une conjonction favorable de nombreuses causes et conditions, la plus essentielle étant la mise en harmonie entre soi et les conditions extérieures.

Décrite par la pensée taoïste comme la philosophie de l’opportunité,
la voie de la fluidité préconise non-agir ou agir, mais toujours en épousant le mouvement de la Vie.

Bonne méditation ! mais surtout…
Amusez vous à repérer la voie de la fluidité en toutes situations… et à la tester !
Bel été à chacun de vous, au plus près de votre Soi !

Écrit par Corinne TUAL pour Flamme de Vie © Juin 2016
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