Alléger nos valises… et nos coeurs

Et si nous allégions nos « valises »… nos têtes et nos cœurs ?

Tous les randonneurs, trekkers, pélerins du Chemin, globe-trotters le savent bien : leur sac à dos doit être étudié au plus juste pour ne pas trop peser et leur permettre d’avancer de façon optimale vers leur destination.

Notre bagage pour la vie

Sur le chemin de la vie, nous sommes bien plus inconséquents : non seulement il nous faut quelquefois toute la vie pour accepter notre « bagage de départ » mais de plus trop souvent, notre façon de penser et de faire face aux événements que nous envoie la Vie nous alourdit, nous pèse considérablement, et de façon irrémédiable si rien n’est fait. Et peu à peu s’installe une fatigue, une lassitude profonde et un sentiment d’impuissance qui produit perte de la joie de vivre puis dépression ou autre accident de santé.
Et tout cela est basiquement dû au mental conditionné (qui induit confusion, peurs et donc blocages mentaux & émotionnels) et à notre système éducatif lié qui ne nous a jamais appris le mode d’emploi de notre corps global (outil d’expérimentation à 4 dimensions indissociables, d’une merveilleuse complexité et aux innombrables potentialités), d’où notre handicap et ces blocages.

Eviter l’accumulation de valises émotionnelles et de bombes à retardement

A propos de valises, les « valises émotionnelles » sont les plus connues. Le passé est passé et il est clair que nous ne pouvons rien y changer. Mais, la dimension émotionnelle étant intemporelle, tout demeure en nous, et les effets du passé vivent en nous aussi longtemps qu’ils ne sont pas résolus, libérés, pacifiés, …et il est possible d’agir.
Pour éviter l’accumulation de blocages émotionnels et les « bombes à retardement » qui resurgissent dans notre vie aux moments les plus inattendus, il suffit d’accueillir et laisser être les émotions qui émergent de notre Être. Les émotions incluant les peurs révèlent de façon pure et juste différentes facettes de nous-même, au fur et à mesure des expériences et situations. Elles ont toutes un message, qui se révèle de lui-même si nous les laissons être et sommes à l’écoute. Il est important d’accueillir toutes nos émotions, y compris celles dites négatives : derrière ces émotions négatives, il y a toujours une souffrance ou une peur. Seul l’accueil peut les libérer et permettre de mieux se comprendre. La colère est aussi une force (constructive ou destructrice). Reconnaître cette émotion suffit souvent ; quelquefois nous avons besoin de l’exprimer spontanément. La violence contre soi ou contre autrui ne se produit que si la colère n’est pas accueillie, reconnue et/ou exprimée comme besoin. Et la colère gardée en soi (ressentiment, frustration) est la plus destructrice.
Toutes les émotions niées et/ou refoulées restent irrésolues et agissent en nous aussi longtemps qu’elles ne sont pas pacifiées, libérées. Elles peuvent resurgir dans notre vie (telles des « bombes à retardement ») à n’importe quel âge et moment et peuvent alors créer (suite accumulation) des actes inconsidérés et totalement disproportionnés, souvent violents.

Le poids de notre mental conditionné (compréhension erronée et complications)

  • Le poids de notre ignorance fondamentale liée au mental conditionné et à l’identification à l’égo (base de notre modèle sociétal) = confusion et compréhension erronée, source de tous nos croyances, conditionnements, complications, maux et souffrances. Voir détails dans la liste qui suit.
  • Le poids de nos jugements, idées préconçues et préjugés qui empêche la vraie rencontre avec nous-même, avec les autres et avec la réalité qui nous entoure.
  • Le poids de nos résistances, de notre non-acceptation ou refus de ce qui est déjà là, ou le refus de suivre notre guidance intérieure (= conflits internes, épreuves et accidents de santé)
  • Le poids de nos attachements.
  • Le poids de notre besoin irrépressible (mais totalement illusoire) d’essayer de tout contrôler, y compris les autres et la Vie.
  • Le poids de nos tentatives d’agir où et quand ce n’est pas possible, alors que nous omettons d’agir là et quand nous le pouvons.
  • Le poids de nos exigences, de notre soi-disant perfectionnisme (issus d’images de perfection fictives et illusoires, mais ayant un fort pouvoir à faire souffrir).
  • Le poids des obligations que nous nous créons, (mode « il faut que ») ainsi que le stress et la pression que nous y ajoutons.
  • Le poids de notre besoin de surcharger notre emploi du temps, notre maison et notre vie de choses futiles pour tenter de remplir notre « vide intérieur » ou éviter de le voir.
  • Le poids de notre manque d’authenticité, surtout envers nous-même (mensonges, tricheries, non-dits…) et de notre conformisme enfermant, limitant.
  • Le poids et les conséquences de tous les problèmes (complications du mental) et de nos scénarios imaginaires : penser à la place de l’autre, nos masques et rôles, anticiper (en mode pessimiste), essayer de refaire le passé, …
  • Le poids de nos blocages mentaux  (80% des limitations réelles) : obstacles, limitations et nos peurs (fabrications du mental conditionné). Exemple : vouloir avoir raison = obstacle majeur au bonheur.
  • Le poids de nos manques et celui qui pèse le plus, et de loin : le manque d’amour inconditionnel envers soi, c’est-à-dire de bienveillance, d’indulgence, de confiance en Soi, d’indulgence, d’écoute, d’accueil, de prendre soin c’est-à-dire surtout d’attention à soi et à nos besoins essentiels…
  • Le poids de notre colère rentrée, de nos frustrations, de nos rancœurs et ressentiments, nourris et entretenus.
  • Le poids de nos plaintes incessantes et de notre culpabilité, au lieu d’assumer la responsabilité de tout ce qui se produit dans notre vie et d’agir de notre mieux.
  • Le poids de nos doutes, de nos habitudes, de notre routine, de notre manque de souplesse et d’ouverture qui nous font vieillir prématurément.
  • Enfin et non des moindres, le poids énorme de nos regrets.

Au vu de cette liste, imaginez juste un instant la quantité incroyable d’énergie et de temps dépensée chaque jour en raison de notre compréhension erronée ! Et les tensions occasionnées !

Je suis un vieil homme et j’ai connu beaucoup de problèmes
dont la plupart ne me sont jamais arrivés.
Mark Twain

Incidences santé, accomplissement de vie et fin de vie

Si après tout ce qui vient d’être décrit, vous vous demandez encore pourquoi vous vous sentez « plombé », sclérosé, vieux, pourquoi vous n’êtes pas heureux, en paix profonde ou en bonne santé, je rajoute juste ceci.
Le bonheur/accomplissement et la pleine santé sont des résultantes de tous les ingrédients de notre vie et de ce que nous en faisons.
Et peu importe ce que nous faisons dans la vie, l’essentiel est dans le comment nous le faisons/vivons et dans l’être plutôt que dans le faire ou l’avoir.

A retenir : tout ce qui demeure non résolu en nous au moment de la mort ralentit ou empêche le lâcher-prise et le bon déroulement de notre « Passage » et devra être pacifié, libéré ultérieurement par nous ou en transgénérationnel. Ce qui pèse irrémédiablement le plus lourd à ce moment-là est le poids des pardons non réalisés (surtout à soi), celui de nos regrets et de nos attachements. Le processus du « Passage » n’intègre pas les « suppléments bagages » (pas plus qu’au « passage » de la naissance).

Remèdes et antidotes à tous ces blocages et surpoids

  • Introduire dans votre attitude intérieure envers vous-même les ingrédients de l’Amour inconditionnel et du prendre soin : bienveillance, douceur, écoute de soi, accueil, indulgence, tendresse, patience, confiance (en vos ressentis), considération, tolérance, …  Les autres en bénéficieront de surcroît.
  • Vous libérer du mental conditionné (du stress et des peurs) par la reconnexion à votre corporalité à l’aide de la respiration consciente, ouvrir votre Coeur-Esprit
  • Vous simplifier la vie, alléger votre quotidien et votre maison et retrouver légèreté, paix et joie.
  • Vous mettre en phase avec votre être profond, ressentir et suivre sa guidance qui est aussi le chemin de votre Joie et accomplissement, suivre le courant de la Vie.

Plus nous (re)lâchons le mental, plus nous pouvons placer notre attention dans le moment présent. Nous avons alors le maximum de nos ressources et potentiels disponibles pour vivre pleinement notre vie et faire face à tous ses défis.
Et si nous faisions dès aujourd’hui les premiers pas de la détente du corps et du mental avec l’aide d’une respiration consciente ample et profonde ? Les premiers pas vers la simplification de notre vie, vers l’allègement de notre coeur ? vers la réconciliation intérieure ? afin de nous sentir de plus en plus vivant et en  joie ?
Pensons à actionner le plus souvent possible le « switch » mode sérieux (du mental) vers mode vivant (du coeur, de la conscience et de la joie)

Guérison émotionnelle et grande libération intérieure par le pardon

Pour définir le processus du pardon en peu de mots : il s’agit de nous libérer émotionnellement et énergétiquement des effets souffrants d’une situation passée et d’une ou plusieurs personnes.

Si nous avons vécu une situation traumatisante, violente, une blessure profonde, nous conservons les liens énergétiques et de souffrance avec les personnes, lieux et situations concernés tant que nous ne faisons rien. Les effets de ce passé souffrant vivent en nous et continuent à nous faire souffrir. Chaque fois que nous y pensons, nous reportons et réactualisons la situation dans notre présent ; de plus, ses effets sont réactivés en nous au moindre événement ou parole en résonance, ce qui occasionne une nouvelle souffrance.
Donc, garder du ressentiment, de la colère, de la haine… envers une ou plusieurs personnes, c’est s’obliger à vivre avec le poids de « valises énergétiques & émotionnelles » de plus en plus pesantes.
Tant que nous restons dans cette situation d’irrésolu (non pacifié, non libéré), ce passé, cette ou ces personnes conservent le pouvoir de nous faire souffrir. Ce pouvoir, nous pouvons le leur ôter et retrouver la paix intérieure.

C’est tout le sens du pardon ou grande libération intérieure. C’est en vérité le plus beau cadeau que nous puissions nous faire dans la vie.
Un passé douloureux ne s’oublie pas, mais nous pouvons nous libérer de ses effets souffrants et perturbateurs si nous acceptons de laisser aller la colère et la douleur pour pouvoir avancer vers un avenir meilleur et plus léger.
Le pardon à soi est le plus difficile. Les personnes qui ne parviennent pas à pardonner aux autres, c’est parce-qu’elles ne s’accordent pas elles-mêmes le pardon. Comment pourrions-nous accorder aux autres ce que nous ne nous accordons pas à nous-même ?
Le pardon au niveau du mental est vraiment peu de chose, très insuffisant. Seul le pardon fait au niveau du cœur est réellement définitif et libérateur.

Grâce à l’immense pouvoir de l’Amour inconditionnel (bienveillant), nous pouvons accéder à un niveau de compréhension élargie et sommes en mesure de vivre un processus de réconciliation intérieure/extérieure qui nous permet, avec une vraie motivation du cœur, de trancher les liens énergétiques et de souffrance avec la situation et la ou les personnes, et de libérer l’ensemble dans la lumière. Cette grande libération intérieure est souvent ressentie comme un verrou d’oppression qui saute au niveau du Centre-Coeur et une chape de plomb qui vous quitte. Ce grand et soudain allègement et soulagement procure une grande paix et permet à la joie de revenir.
C’est tout le bonheur que j’ai expérimenté et que je souhaite à chacun !

Écrit par Corinne TUAL pour Flamme de Vie © juillet 2014 maj 112016 et 092019
Flamme de Vie, vers le meilleur de soi… et tous les possibles

Article lié : Se libérer enfin de l’égo ou mental conditionné

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Une réponse à Alléger nos valises… et nos coeurs

  1. Tenoux dit:

    Merci de tout mon coeur

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